DivorceSimple
Avocat

Divorce : un seul avocat pour les deux époux ?

Rédaction DivorceSimpleMis à jour en novembre 20266 min de lecture
En bref Oui, un seul avocat peut intervenir dans un divorce à l’amiable, à condition d’agir comme rédacteur ou relecteur neutre d’un accord commun, et non comme le défenseur de l’un des époux : la loi lui interdit tout conflit d’intérêts (art. 12 LLCA). Chez DivorceSimple, cette relecture est une option. Si le désaccord apparaît, chacun consulte son propre avocat.

Peut-on divorcer avec un seul avocat ?

C’est l’une des premières questions des couples qui se séparent en bons termes : faut-il vraiment deux avocats, un pour chacun ? La réponse tient en trois points.

  • Aucun avocat n’est obligatoire pour divorcer en Suisse, rappelle le portail officiel ch.ch. Les époux peuvent déposer eux-mêmes leur requête commune.
  • Un avocat ne peut pas défendre deux intérêts opposés. La loi fédérale sur la libre circulation des avocats lui impose d’éviter tout conflit entre les intérêts de son client et ceux des personnes avec lesquelles il est en relation (art. 12 let. c LLCA).
  • Il peut en revanche mettre en forme un accord commun, tant qu’il n’a pas à choisir entre vous : il rédige ou relit la convention que vous avez construite ensemble, en tiers neutre, sans plaider pour l’un contre l’autre.

Autrement dit, un seul professionnel suffit lorsque l’accord existe déjà. Dès qu’il faut négocier ou défendre une position, chacun a besoin de son propre conseil.

Représenter, conseiller ou relire : trois rôles différents

On parle souvent de « l’avocat du divorce » comme s’il n’y avait qu’un rôle. En réalité, il y en a trois.

Représenter un époux, c’est agir en son nom devant le tribunal. La représentation professionnelle en justice est réservée aux avocats (art. 68 al. 2 CPC). Dans une requête commune, ce rôle est rarement nécessaire : ce sont les époux qui signent et qui sont entendus par le juge.

Conseiller un époux, c’est l’aider à obtenir le meilleur résultat pour lui : une pension plus élevée, la garde, le logement. Un avocat qui conseille l’un ne peut pas conseiller l’autre dans la même affaire.

Relire un accord commun, c’est vérifier que la convention est complète, claire, conforme au droit et applicable : que l’entretien des enfants est chiffré, que le partage du 2e pilier est correctement formulé, que le sort du logement est réglé, que rien n’empêchera le juge de la ratifier (art. 279 CPC). C’est ce rôle que joue l’avocat partenaire de DivorceSimple.

Le modèle DivorceSimple : un avocat relecteur neutre, en option

Chez DivorceSimple, chaque convention est contrôlée automatiquement, avec une relecture par un avocat partenaire en option, inscrit au registre cantonal des avocats et tenu au secret professionnel (art. 13 LLCA). Il intervient comme rédacteur et relecteur neutre de votre requête commune, et non comme l’avocat de l’un des époux. Il vous le dit par écrit dès le départ.

Pourquoi cet avocat n’est-il pas un employé de DivorceSimple ? Parce que la loi l’interdit : pour être inscrit au registre, un avocat ne peut être employé que par des personnes elles-mêmes inscrites (art. 8 al. 1 let. d LLCA). Il reste donc indépendant, travaille sous sa propre responsabilité et ne reçoit d’instructions de personne sur le fond du dossier.

Ce que coûte la relecture : elle est facultative et s’ajoute au prix du dossier, en option (CHF 190) ; l’avocat facture sa part en son nom. Les seuls autres frais sont les frais de justice, payés au tribunal : par exemple CHF 600 à Genève ou CHF 900 dans le canton de Vaud avec un accord complet.

Que se passe-t-il si nous ne sommes plus d’accord ?

Il arrive qu’un désaccord apparaisse en cours de route : sur la garde, sur un montant, sur la maison. L’avocat relecteur ne peut alors pas trancher pour l’un des deux ni conseiller l’un contre l’autre. Trois issues sont possibles.

  1. Vous retrouvez l’accord en discutant, éventuellement avec nos explications sur ce que prévoit la loi. Le dossier continue normalement.
  2. Vous passez par une médiation. Un médiateur vous aide à construire la solution. À Genève, la médiation civile avec un médiateur assermenté est en principe financée par le Bureau de la médiation ; dans le canton de Vaud, elle est à charge des parties, sauf cas de prise en charge par l’État.
  3. Chacun consulte son propre avocat. Chacun consulte son propre avocat. Ses honoraires ne font pas partie du prix DivorceSimple.

Le droit vous laisse aussi la possibilité d’une requête commune avec accord partiel : vous déposez ensemble ce sur quoi vous êtes d’accord et le juge tranche le reste. Les frais de justice sont alors plus élevés, par exemple CHF 1'000 à 3'000 à Genève.

Quand faut-il deux avocats dès le départ ?

Un seul relecteur neutre convient quand l’accord est réel et équilibré. Deux avocats distincts sont préférables dès le départ dans ces situations :

  • l’un des époux se sent sous pression ou n’a pas accès aux informations financières du couple ;
  • il existe des violences ou une forte asymétrie dans le couple ;
  • le patrimoine est complexe : entreprise, plusieurs biens immobiliers, avoirs à l’étranger ;
  • l’un des époux souhaite négocier activement, par exemple sur une contribution d’entretien après le divorce (art. 125 CC).

Dans ces cas, le dossier en ligne vous le signale honnêtement, avant tout paiement. Mieux vaut un bon conseil à deux avocats qu’une convention fragile.

Ce que vérifie le juge, de toute façon

Même avec un accord complet et un avocat relecteur, le divorce est prononcé par un juge. Il entend les époux, séparément et ensemble (art. 111 CC), pour s’assurer que la requête et la convention ont été conclues après mûre réflexion et de plein gré. Il vérifie aussi que la convention est complète, claire et pas manifestement inéquitable, et que l’intérêt des enfants est préservé. À Genève, la brochure du Pouvoir judiciaire précise que les époux sont entendus séparément.

C’est une protection supplémentaire : un accord déséquilibré a peu de chances d’être ratifié. C’est aussi pour cela qu’une relecture professionnelle évite des allers-retours. Pour la suite du parcours, lisez le parcours complet, du dossier en ligne au jugement.

Questions fréquentes

Un seul avocat peut-il s’occuper de notre divorce à l’amiable ?

Oui, s’il agit comme rédacteur ou relecteur neutre d’un accord que vous avez trouvé ensemble. Il ne peut pas défendre l’un contre l’autre (art. 12 LLCA).

L’avocat partenaire est-il payé en plus ?

Seulement si vous choisissez la relecture : c’est une option (CHF 190) ; l’avocat facture sa part en son nom.

Que se passe-t-il en cas de désaccord ?

Chacun consulte son propre avocat, ou vous essayez une médiation. Les honoraires de ces avocats ne font pas partie du prix DivorceSimple.

Cet article fournit une information générale sur le droit suisse, relevée en novembre 2026. Il ne remplace pas un conseil juridique adapté à votre situation. DivorceSimple n’est pas une étude d’avocats.

Sources

  1. ch.ch, « Divorce »
  2. Loi fédérale sur la libre circulation des avocats (LLCA), art. 8, 12 et 13
  3. Code de procédure civile (CPC), art. 68, 279 et 285
  4. Code civil suisse (CC), art. 111 et 125
  5. Pouvoir judiciaire genevois, brochure « Séparation et divorce »
  6. Pouvoir judiciaire genevois, rapport du Bureau de la médiation 2024
  7. État de Vaud, médiation civile

Prêts à avancer ensemble ?

Divorce Essentiel CHF 450 par couple. Questionnaire à deux, aperçu gratuit de la convention, documents prêts à déposer. Seuls s’ajoutent les frais de justice.

Calculer mon prixCommencer